La ménopause selon l’ayurvéda : comprendre cette grande transition du féminin

🌿 Comprendre la ménopause selon l’ayurvéda

Une transition hormonale, énergétique et profonde


La ménopause est souvent présentée comme une période de perte : perte des règles, perte de vitalité, perte de jeunesse, perte d’équilibre.

L’ayurvéda propose un regard très différent.

Pour cette médecine traditionnelle indienne, la ménopause n’est ni une panne, ni une maladie. Elle représente une grande transition du féminin, un passage physiologique, émotionnel et parfois spirituel, durant lequel le corps apprend à fonctionner autrement.

Cette période peut s’accompagner de symptômes parfois intenses : bouffées de chaleur, fatigue, douleurs articulaires, sécheresse, anxiété, irritabilité, prise ou perte de poids, troubles du sommeil…

Mais selon l’ayurvéda, ces manifestations ont du sens. Elles racontent une transformation du terrain intérieur.

Pour comprendre cette vision, commençons par quelques notions simples.



Petit lexique ayurvédique pour les novices

Les doshas : les trois grandes intelligences du corps

L’ayurvéda considère que notre organisme est gouverné par trois forces biologiques appelées doshas.


Vata : l’énergie du mouvement

Relié aux éléments air et espace, Vata gouverne :

  • le système nerveux ;
  • les mouvements ;
  • la circulation ;
  • la respiration ;
  • les pensées ;
  • les émotions ;
  • les changements hormonaux.

Lorsque Vata est équilibré, il apporte créativité, fluidité et adaptabilité.

En excès, il peut provoquer :

  • anxiété ;
  • agitation mentale ;
  • fatigue nerveuse ;
  • sécheresse ;
  • douleurs ;
  • sommeil léger ou insomnie.


Pitta : l’énergie de transformation

Relié principalement au feu, Pitta gère :

  • le métabolisme ;
  • la chaleur du corps ;
  • les hormones ;
  • les enzymes ;
  • la digestion ;
  • les transformations cellulaires.

En excès, il peut se traduire par :

  • irritabilité ;
  • inflammation ;
  • transpiration excessive ;
  • bouffées de chaleur ;
  • impatience ;
  • inflammations articulaires.


Kapha : l’énergie de structure et de stabilité

Relié à la terre et à l’eau, Kapha nourrit, construit et protège.

Il soutient :

  • les tissus ;
  • les articulations ;
  • les os ;
  • l’hydratation ;
  • la stabilité émotionnelle ;
  • les réserves énergétiques.

Quand Kapha diminue, le corps devient plus sec, plus fragile, moins stable.



Agni : le feu digestif et transformateur

En ayurvéda, Agni ne représente pas uniquement la digestion alimentaire.

Il est aussi notre capacité à :

  • transformer les hormones ;
  • assimiler les nutriments ;
  • gérer les changements ;
  • intégrer les expériences de vie.

Un Agni équilibré permet au corps de mieux traverser les transitions.

Or, la ménopause est justement une immense transformation.



Ama : ce qui n’a pas été correctement transformé

Ama correspond aux déchets métaboliques ou aux résidus de digestion incomplète.

Lorsque le métabolisme ralentit ou devient déséquilibré, certaines substances restent "en attente" dans le corps.

Cela peut favoriser :

  • lourdeur ;
  • inflammation ;
  • fatigue ;
  • digestion lente ;
  • douleurs.

L’objectif ayurvédique n’est pas de “détoxifier agressivement”, mais d’aider le corps à mieux transformer ce qui doit l’être.



Prana : l’énergie vitale

Le Prana est l’énergie vitale qui anime tout le vivant.

On pourrait le comparer à un souffle intelligent qui coordonne les fonctions du corps.

Il circule grâce à différents mouvements appelés Vayu, littéralement “vents”.



Les 5 Vayu : les mouvements subtils du corps

L’ayurvéda décrit cinq grands mouvements de l’énergie vitale.


1. Prana Vayu : le mouvement vers l’intérieur

Il gouverne :

  • le mental ;
  • la respiration ;
  • le cerveau ;
  • le système nerveux.

Lorsqu’il est perturbé :

  • anxiété ;
  • pensées excessives ;
  • surcharge mentale ;
  • fatigue émotionnelle.


2. Udana Vayu : le mouvement vers le haut

Udana est très important dans la ménopause.

Il gouverne :

  • la voix ;
  • l’expression ;
  • l’énergie ascendante ;
  • certains mouvements hormonaux.

Lorsqu’il est perturbé, il peut favoriser :

  • bouffées de chaleur ;
  • chaleur qui monte brutalement ;
  • agitation ;
  • sensation de pression interne.

L’ayurvéda explique que Vata pousse le feu de Pitta vers le haut, créant ces vagues soudaines de chaleur.


3. Samana Vayu : le mouvement digestif

Il soutient :

  • la digestion ;
  • l’assimilation ;
  • le métabolisme.

Il travaille en lien direct avec Agni.


4. Apana Vayu : le mouvement descendant

Il gouverne :

  • les règles ;
  • l’élimination ;
  • les organes reproducteurs ;
  • le plancher pelvien.

Durant la ménopause, il se transforme profondément.


5. Vyana Vayu : le mouvement circulatoire

Il coordonne :

  • circulation ;
  • diffusion ;
  • mouvements corporels.



Pourquoi la ménopause provoque-t-elle autant de symptômes ?

L’ayurvéda considère que la majorité des symptômes sont liés à :

une augmentation de Vata

un déséquilibre de Pitta

une diminution de Kapha

Autrement dit :

plus de mouvement + plus de chaleur + moins de stabilité.

Un véritable petit séisme intérieur.



Comprendre les symptômes de la ménopause selon l’ayurvéda

Les bouffées de chaleur

Les bouffées de chaleur sont souvent vues comme un dérèglement Vata-Pitta.

Vata pousse le feu de Pitta vers le haut.

Le corps, habitué pendant des années à évacuer du sang menstruel, perd également un mécanisme naturel de régulation de la chaleur.

La chaleur interne devient alors plus difficile à disperser.


Les sueurs excessives

La transpiration est une fonction de Pitta.

Quand Pitta augmente, les sueurs deviennent plus abondantes.


La sécheresse

La sécheresse concerne :

  • peau ;
  • cheveux ;
  • muqueuses ;
  • vagin ;
  • articulations.

Elle est principalement liée :

  • à l’augmentation de Vata ;
  • à la diminution de Kapha.

Le corps devient moins “onctueux”.


Les douleurs articulaires

L’ayurvéda considère que :

la sécheresse crée de la friction.

Quand Kapha diminue, les articulations sont moins nourries.

Quand Vata augmente, le mouvement devient plus irrégulier.

Cela peut provoquer :

  • douleurs ;
  • raideurs ;
  • inflammations.


La fatigue et l’épuisement

Kapha est aussi une réserve d’énergie.

Quand cette réserve diminue :

  • la récupération est plus difficile ;
  • le sommeil peut être moins réparateur ;
  • la fatigue augmente.


Les émotions en montagnes russes

L’instabilité émotionnelle est souvent reliée à Vata.

Quand Vata augmente :

  • les pensées bougent plus vite ;
  • l’anxiété augmente ;
  • les émotions fluctuent davantage.

Certaines femmes décrivent une impression de ne plus se reconnaître.

L’ayurvéda invite ici à ralentir et à stabiliser le système nerveux.



Pourquoi l’ayurvéda insiste autant sur Agni ?

La ménopause est une transformation.

Et toute transformation dépend d’Agni.

Pitta étant relié au feu transformateur, l’objectif est de :

soutenir Agni sans surchauffer Pitta.

Autrement dit :

améliorer la digestion et le métabolisme sans aggraver les bouffées de chaleur ou l’inflammation.



Pourquoi le goût amer est-il souvent recommandé ?

Le goût amer aide à :

  • calmer l’excès de chaleur ;
  • soutenir le métabolisme ;
  • aider à digérer Ama ;
  • alléger le corps.

Mais il doit être accompagné de substances nourrissantes.

L’objectif ayurvédique n’est jamais d’assécher davantage un organisme déjà fragilisé.


Aliments à la saveur amère selon l’ayurvéda

Légumes amers ou légèrement amers

  • Endive (chicon)
  • Chicorée
  • Roquette
  • Pissenlit
  • Feuilles de moutarde (avec modération si Pitta élevé)
  • Radicchio (chicorée rouge)
  • Scarole
  • Frisée
  • Blettes (particulièrement les feuilles)
  • Artichaut
  • Asperges
  • Aubergine (légèrement amère)
  • Courgette avec peau
  • Fenouil (léger amer doux)
  • Céleri branche
  • Brocoli
  • Chou kale
  • Chou vert
  • Choux de Bruxelles
  • Feuilles de navet


Herbes et plantes amères

  • Coriandre fraîche
  • Persil
  • Feuilles de neem (très amer, usage thérapeutique)
  • Tulsi (basilic sacré)
  • Feuilles de moringa
  • Aloe vera (gel alimentaire, selon usage)


Épices à tonalité amère ou asséchante douce

  • Curcuma
  • Fenugrec
  • Cumin (amer doux digestif)
  • Coriandre graine
  • Safran (subtil)

Fruits à composante amère ou astringente utile

  • Grenade
  • Cranberries
  • Baies peu sucrées
  • Pamplemousse (attention selon terrain et traitements)



Tisanes et boissons amères

  • Infusion de coriandre
  • Fenouil
  • Cumin-coriandre-fenouil (CCF)
  • Chicorée
  • Pissenlit
  • Ortie (selon terrain)
  • Infusions digestives douces


Petite nuance importante pour la ménopause 🌙

L’ayurvéda ne recommande généralement pas de manger “très amer” en excès à la ménopause, car l’amer est aussi léger, sec et refroidissant, ce qui peut aggraver Vata (sécheresse, anxiété, fatigue, douleurs).

L’idée est plutôt :

un peu d’amer chaque jour, mais accompagné de douceur et de nutrition.

Par exemple :

  • soupe de courgette–fenouil–coriandre ;
  • salade tiède d’endives braisées avec graines de courge ;
  • légumes verts cuits avec cumin et coriandre ;
  • petite portion de roquette avec huile de sésame légère ;
  • artichaut ou asperges avec repas nourrissant.

Pour une femme ménopausée avec bouffées de chaleur et fatigue/sécheresse, je parlerais plutôt d’un “amer nourrissant” que d’un amer détox agressif. Un peu comme une tisane fraîche dans une couverture douce 🍃


L’alimentation ayurvédique de la ménopause

L’idéal est une alimentation :

nourrissante mais légère,
facile à digérer
,
doucement rafraîchissante
,
sans surcharge digestive
.


À privilégier

  • légumes cuits ;
  • soupes ;
  • lentilles bien cuites ;
  • porridge de riz ;
  • courges ;
  • grenade ;
  • raisins secs ;
  • fruits cuits ;
  • sésame ;
  • graines de courge ;
  • amarante.

Épices digestives douces

  • cumin ;
  • coriandre ;
  • fenouil.

Les épices très chauffantes sont parfois limitées selon le terrain.


Yoga, mouvement et activité physique

Le corps a besoin de mouvement.

Mais un mouvement adapté.

L’objectif n’est plus :

performer,

mais :

soutenir le corps dans sa transformation.

L’ayurvéda recommande :

  • renforcement musculaire lent ;
  • mobilité articulaire ;
  • marche douce ;
  • yoga profond ;
  • régularité.

Sans esprit compétitif.

Sans épuisement.



Le yoga et les pranayamas recommandés

Les pratiques respiratoires peuvent aider à pacifier Vata et Pitta.


Nadi Shodhana

La respiration alternée aide à équilibrer le système nerveux.

Sheetali et Sheetkari

Respirations rafraîchissantes utiles en cas de chaleur excessive.

À éviter en cas de bouffées de chaleur importantes

  • Kapalabhati ;
  • Bhastrika.

Ces techniques peuvent augmenter la chaleur interne.



Les soins ayurvédiques traditionnellement utilisés

Selon le terrain de chaque femme, certains soins peuvent être proposés.


Abhyanga — massage à l’huile

 

Indiqué pour :

 

  • sécheresse
  • anxiété
  • douleurs articulaires
  • fatigue

 

Effets :

 

  • nourrit les tissus
  • apaise vāta
  • améliore le sommeil
  • soutient la circulation


Nasyam

Huile médicinale appliquée par le nez.

Traditionnellement utilisée pour soutenir :

  • le système nerveux ;
  • le mental ;
  • certaines fonctions hormonales.


Mūrdhni Tailam

Application d’huile sur la tête.

Peut aider à :

  • calmer le mental ;
  • réguler Prana Vayu ;
  • apaiser le système nerveux.


Shirodhara

Écoulement continu d’huile, lait médicinal ou décoction sur le front.

Traditionnellement proposé pour :

  • stress ;
  • surcharge mentale ;
  • sommeil ;
  • apaisement nerveux.


Matra Basti

Petit lavement huileux traditionnel.

L’ayurvéda le considère comme particulièrement soutenant pour Vata et la stabilité du corps.


Petites purgations quotidiennes ou périodiques(1X/sem ou tous les 15 jours) :

 -huile de ricin

 -triphala


Jeûnes courts ou monodiètes

Sans aggraver vata et pitta : monodiètes de légumes, soupes,fruits, riz et lentilles bouillis.



Une transition à honorer : le temps de l’intériorisation

L’ayurvéda nous rappelle une chose essentielle :

la ménopause n’est pas une fin, ni une panne du corps.

C’est une transformation.

Un passage physiologique profond durant lequel le corps apprend un nouveau fonctionnement, mobilise d’autres ressources et réorganise ses équilibres.

Dans nos sociétés, cette période est souvent vécue dans la résistance : il faudrait continuer au même rythme, rester performante, faire comme avant, ne rien laisser paraître.

Pourtant, la sagesse ayurvédique nous invite presque à l’inverse.

La ménopause peut être comprise comme un temps d’intériorisation.

Un moment où l’énergie, longtemps tournée vers l’extérieur, vers le faire, la maternité, le soin aux autres, la construction ou l’action, commence progressivement à revenir vers soi.

Ce mouvement n’est pas un repli.

C’est un recentrage.

Une invitation à écouter plus finement ses besoins, ses rythmes, ses limites, mais aussi ses élans profonds.

L’ayurvéda considère que lorsque Vata augmente, le mental peut devenir plus agité : pensées incessantes, anxiété, hypersensibilité émotionnelle, impression d’être dépassée.

Chercher à aller plus vite ou à lutter contre ce mouvement tend souvent à accentuer le déséquilibre.

Le corps demande alors autre chose :

plus de lenteur, plus de présence, plus d’espace intérieur.

S’intérioriser peut prendre des formes très simples :

  • marcher doucement dans la nature ;
  • méditer quelques minutes chaque jour ;
  • pratiquer une respiration calme ;
  • ralentir volontairement le rythme ;
  • lire ;
  • écrire ;
  • prier ou cultiver une forme de spiritualité ;
  • créer des temps de silence ;
  • observer ce qui change sans jugement.

L’ayurvéda insiste sur le fait qu’il ne faut ni en vouloir à son corps, ni le considérer comme défaillant.

Il est en train de traverser une immense adaptation.

Et parfois, au lieu de lutter contre cette traversée, il devient plus juste de l’accompagner.

Dans certaines traditions indiennes, cette période est même perçue comme un moment de maturation intérieure : un passage vers davantage de discernement, de sagesse et de profondeur.

Comme si l’énergie, moins mobilisée par le cycle menstruel et reproductif, devenait disponible pour autre chose.

Une autre manière de rayonner.

Non plus dans l’intensité du faire, mais dans la qualité de présence.

La ménopause peut alors devenir, peu à peu, un apprentissage :

celui d’habiter autrement son corps, son énergie… et soi-même.







 






par Maureen Esivert-Viremouneix 2 mars 2026
Il existe, dans l’Ayurvéda, des soins qui enveloppent. Et d’autres qui réveillent. L’Udvartanam appartient à cette seconde famille. C’est un soin du mouvement, de la stimulation, de la remise en circulation. Un soin particulièrement précieux lorsque le corps se sent lourd, ralenti, comme enveloppé d’une densité silencieuse. Le mot sanskrit Udvartana signifie littéralement : « élever », « frotter vers le haut », « mettre en mouvement ». Il s’agit d’un massage traditionnel réalisé avec des poudres de plantes, parfois mélangées à une petite quantité d’huile ou d'eau, appliquées sur l’ensemble du corps selon des mouvements spécifiques, ascendants et dynamiques. Ce soin agit à la fois sur la peau, la circulation, le métabolisme et les systèmes plus subtils du corps. Une action profonde sur Kapha et la circulation Selon l’Ayurvéda, Udvartanam est le soin par excellence pour équilibrer Kapha dosha, principe associé à la structure, mais aussi à la lourdeur et à la stagnation lorsqu’il est en excès. Ses bienfaits sont nombreux : • stimule la circulation sanguine et lymphatique • active le métabolisme • favorise l’élimination des toxines (Ama) • réduit la sensation de lourdeur corporelle • améliore la tonicité de la peau et des tissus • soutient la digestion et Agni, le feu métabolique • apporte légèreté, clarté et vitalité Il agit comme un vent doux qui remet en mouvement ce qui était immobile. Il est particulièrement recommandé au printemps, saison naturelle de liquéfaction et d’élimination de Kapha, mais aussi lors des périodes de fatigue, de ralentissement ou de transition. Le déroulement du soin Udvartanam Le soin se déroule dans un espace calme et chaleureux, propice au relâchement et à la présence. Après un temps d’accueil et d’écoute, le massage est réalisé avec des poudres végétales sélectionnées selon votre constitution et votre état du moment. Udvartanam est en général précédé d'un massage abhyangam du corps de 30-40 minutes, et nous pouvons faire en amont Churna pinda swedana (soin aux pochons à sec) pour ouvrir les micro-canaux. Les gestes sont : • rythmés • ascendants • enveloppants et stimulants Ils suivent le sens de la circulation, favorisant le drainage et la mobilisation des tissus. Progressivement, la peau s’éveille, la chaleur s’installe, la circulation s’active. Le soin agit non seulement en surface, mais aussi en profondeur, soutenant les mécanismes naturels d’élimination et de régulation. À l’issue du soin, une sensation de légèreté et de clarté est souvent perceptible, comme si le corps respirait plus librement. Une action subtile sur l’énergie et la perception du corps Au-delà de ses effets physiologiques, Udvartanam agit aussi sur la dimension sensorielle et énergétique. Il stimule les récepteurs de la peau, active les flux subtils et réveille la conscience corporelle. Il aide à retrouver une relation plus vivante, plus présente à son propre corps. Il est particulièrement indiqué lorsque l’on ressent : • lourdeur physique ou mentale • manque d’élan • fatigue persistante • sensation de stagnation • besoin de renouveau Un soin particulièrement recommandé au printemps Le printemps est la saison idéale pour recevoir Udvartana. C’est une période où l’organisme cherche naturellement à éliminer les accumulations de l’hiver. Ce soin accompagne ce mouvement naturel, soutient Agni et aide le corps à retrouver sa fluidité. Il prépare le terrain pour une nouvelle phase d’énergie et d’équilibre. Recevoir Udvartanam au cabinet D’âme et d’Aum Chaque soin est adapté à votre constitution ayurvédique et à vos besoins spécifiques. L’Udvartanam peut être reçu seul ou intégré dans un accompagnement global, notamment lors des changements de saison. Il constitue un soutien précieux pour accompagner les processus de transformation du corps et restaurer la sensation de légèreté et de vitalité.
par Maureen Esivert-Viremouneix 2 mars 2026
Il existe une chaleur qui apaise. Et une chaleur qui transforme. Le soin aux pochons à sec appartient à cette seconde dimension. Issu de la tradition ayurvédique, ce soin utilise des pochons de coton remplis de plantes et de poudres médicinales, chauffés puis appliqués sur le corps selon un rythme précis. La chaleur, associée aux propriétés des plantes, pénètre les tissus, stimule la circulation et aide le corps à libérer ce qui était figé. Ce soin agit profondément, à la fois sur le plan physique, énergétique et sensoriel. Une action directe sur Kapha et les stagnations Le soin aux pochons à sec est particulièrement indiqué pour réduire Kapha dosha, dont les qualités sont froides, lourdes et humides. La chaleur sèche des pochons apporte les qualités opposées : chaud, léger, mobile. Il permet de : • stimuler la circulation sanguine et lymphatique • réduire les stagnations et les accumulations • favoriser l’élimination des toxines (Ama) • relancer le métabolisme • diminuer la sensation de lourdeur • assouplir les tissus • réchauffer profondément le corps -assouplit la peau & améliore le teint -ouvre & nettoie les micro canaux Il agit comme un soleil intérieur qui dissipe les brumes accumulées. Un soin particulièrement précieux au printemps Le printemps est la saison où Kapha accumulé durant l’hiver commence à se liquéfier et à circuler. Ce phénomène peut entraîner : • fatigue • lenteur • congestion • sensation de lourdeur Le soin aux pochons à sec accompagne ce processus naturel d’élimination. Il soutient Agni, le feu métabolique, et aide le corps à retrouver sa légèreté et sa vitalité. Le déroulement du soin Le soin commence par un temps d’accueil et d’écoute, afin d’adapter le soin à votre constitution et à vos besoins. Un massage abhyangam du corps est prodigué en amont durant 30-40minutes. Les pochons, préparés avec des plantes ayurvédiques sélectionnées, sont chauffés puis appliqués sur le corps par tapotements dynamiques. La chaleur se diffuse progressivement dans les tissus.Elle pénètre, détend, active. Le corps relâche ce qu’il retenait. Progressivement, une sensation de légèreté et de fluidité apparaît. Le soin agit en profondeur tout en procurant un sentiment de réconfort et d’ancrage. Nous pouvons éventuellement procéder au soin udvartanam (gommage) par la suite pour continuer de drainer et évacuer les toxines. La fonction des pochons dans le soin Une fois chauffés, ils deviennent des vecteurs de chaleur et de principes actifs. Ils permettent : -de liquéfier Kapha -de stimuler la circulation -d’ouvrir les canaux (srotas) -d’aider à éliminer Ama -de réchauffer profondément les tissus La chaleur sèche agit différemment de l’huile. Elle est plus stimulante, plus drainante, particulièrement adaptée au printemps. Les bienfaits observés Après le soin, il est fréquent de ressentir : • une sensation de légèreté corporelle • une meilleure circulation • une chaleur agréable et durable • une diminution des tensions • un regain d’énergie • une respiration plus libre Le corps retrouve sa capacité naturelle de mouvement et d’équilibre. Une approche globale au cabinet D’âme et d’Aum Au cabinet D’âme et d’Aum, ce soin s’inscrit dans une approche individualisée, respectueuse de votre constitution ayurvédique. Il peut être proposé : • lors des changements de saison • en période de fatigue ou de stagnation • en complément d’autres soins ayurvédiques • dans une démarche de purification saisonnière Ce soin accompagne les transitions et soutient les processus naturels de transformation du corps.
par Maureen Esivert-Viremouneix 2 mars 2026
par Maureen Esivert-Viremouneix 21 janvier 2026
Ode au ghî Le beurre clarifié prend patience sur le feu. Il frissonne, s’allège, délaisse ses scories, et l’air se remplit d’une odeur de céréale chaude. La masse se clarifie. La lumière passe à travers. Jaune-or, presque solaire. On l’appelle ghî. Il nourrit sans alourdir, éclaire sans brûler. Dans l’Ayurveda, il soutient le feu digestif, pacifie ce qui s’agite, huile les pensées sèches, reconstruit les tissus épuisés. Il favorise ojas, l’essence subtile qui fait briller les yeux et tenir la joie dans le corps. Il réconforte vata, apaise pitta, fortifie la moelle, le système nerveux, et les chemins invisibles où circule la perception. Une cuillère dans une tisane, un fil dans la poêle, un souffle dans les narines, et voilà qu’on sent, quelque part sous la cage thoracique, un peu plus de chaleur, un peu plus de présence. Il se garde longtemps, sans ambition ni vanité. Comme ces remèdes dont on ne dit rien, mais qu’on garde à portée de main.
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